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Spectacle des lycéens

Trois lycéens et Monsieur Jean MARS ont enchanté le public ce lundi 26 mai lors du spectacle présenté dans le cadre de notre Cinquantenaire.

Il s'agissait d'une mise en lecture et en scène de la correspondance entre Monseigneur Luigi BIRAGHI et Mère Marina VIDEMARI, fondateurs de la congrégation des Soeurs Marcellines.

Magnifiques de sobriété et de retenue, Marguerite RAVINET et Elisa LAPOUILLE ont lu, chacune à leur tour, les lettres de Mère Marina Videmari alors que Jean MARS leur répondait par la lecture de celles de Mgr BIRAGHI.

Corentin GARET nous a introduit le contexte historico-économico-social de l'époque. 

L'ensemble était rythmé par des intermèdes musicaux parfaitement choisis.

Ce spectacle nous a permis de nous renvoyer au coeur de la fondation des institutions chargées de l'éducation des jeunes filles par la congrégation des Soeurs Marcellines.

Jamais ennuyeux, souvent drôle, cet échange épistolaire, traduit de l'italien par Madame ARNALDI, professeur de Lettres au Lycée, met en lumière les grands fondamentaux, racines de notre histoire dont nous parlait récemment Mère Marie-Ange, Supérieure de la congrégation venue nous rendre visite en novembre dernier, voir article ici.

Nous ne résistons pas à vous en diffuser quelques extraits.

Marina, 28 septembre 1837

Très estimé Père Sprirituel, [...]Je sentis mon sang se glacer dnas mes veines parce que je m'avisai que ce n'était pas un simple mortel qui me parlait mais bien au contraire Jésus-Christ par la voix de son ministre brûlant de zèle pour mon salut.C'est entre de saintes aspirations et vos bons conseils que je pris la résolution d'entrer dans cette vie [...].

Biraghi, 17 novembre 1837

Bien chère Marina, Je vous félicite car vous avez fait beaucoup de progrès en italien, ainsi que je le constate dans votre lettre : les idées sont bien exprimées et l'orthographe un peu plus correcte.[...] Toutefois, dans la lecture et dans les études, prenez soin de votre santé.[...]

Biraghi, 25 février 1838

Très chère fille en Jésus-Christ, Vous souhaitez des nouvelles de notre institut. Tout va pour le mieux.Lundi, j'ai tout communiqué à son Eminence l'Archevêque qui s'est montré très favorable à la fondation [...].

Biraghi, 14 mars 1838

Bien chère fille en Jésus-Christ, [...] Pour le chocolat, j'aimerais bien que vous vous habituiez à une vie pauvre et dure [...].

Marina,8 novembre 1838

Chère Père Spirituel, [...] Mes chères compagnes sont toutes satisfaites et joyeuses et elles étudient sans se lasser pour acquérir les aptitudes nécessaires pour l'école. Mes élèves se portent bien aussi [...]

Biraghi, 24 avril 1839

Ma bien chère fille en Jésus-Christ, Je me réjouis de votre obéissance. C'est elle qui sauvera votre âme ainsi que votre corps.  [...] Pour le déjeuner, je vous recommande du parmesan et quelques tranches de boeuf froid  [...]

Marina, 19 novembre 1839

Très chère Père dans le Christ,  [...]Mes bonnes Consoeurs se donnent toutes entières à la bonne marche de cette maison, elles s'occupent de l'école avec une grande compétence, elles prient beaucoup [...] A nous, il nous semble que nous faisons du bien  [...]

Biraghi, 25 janvier 1840

Très chère fille en Jésus-Christ, Vos deux dernières lettres respirent une sainte onction et une humilité, ce qui me plaît beaucoup... Maintenant tout va bien. Le Seigneur m'a redonné la santé ; avec la santé, il m'a redonné la joie et ses consolations. Après Dieu, je vous dois tout ma chère Marina: votre courage et vos bonnes manières m'ont bien aidé en cette oeuvre du Seigneur. Que le Seigneur vous bénisse . [...]