Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Institut Sainte-MarcellineLycée français de LausanneInstitut Sainte-Marcelline - Ecole française de Lausanne-Valmont aefe
« Janvier 2019 »
Janvier
DiLuMaMeJeVeSa
12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031

Cliquer sur les dates pour découvrir les événements programmés

Prochain événements
Navigation
Rester informé

Lettre d'information

 

Flux des dépêches
Mode d'emploi

Applications mobiles

Canonisation de Soeur Teresa

Jeudi 20 octobre, deux sœurs de mère Térésa viennent passer la matinée à Valmont. C'est une façon de célébrer la fête de la Toussaint à l'école. Elles participeront à la messe de 6h55 et aux célébrations des maternelles et primaires. Elles rencontreront également les classes de 3ème et de Terminales durant leur cours de religion.

La canonisation est une procédure exceptionnelle qui demande du temps et du discernement. Le parcours de Mère Teresa de Calcutta illustre bien ce chemin de sainteté.

"S'il y a des pauvres sur la Lune, alors nous irons sur la Lune"

Pour beaucoup, cet amour des plus démunis a déjà fait de Mère Teresa une sainte. "Une décision de Rome ne changerait rien pour les gens de Calcutta : pour eux, elle intercède déjà auprès de Dieu", estime le P. Hansal Souza, un proche de la congrégation.

Tous à Calcutta connaissent le dévouement aux pauvres de Gonxha (Agnès) Bojaxhiu, née dans l'actuelle Macédoine, le 26 août 1910. Ses parents, catholiques, emmènent leurs trois enfants à la messe tous les jours.

A 18 ans, elle entre chez les religieuses de Notre-Dame-de-Lorette et prend le nom de Thérèse, en souvenir de la "petite Thérèse" de Lisieux. Celle-ci gardera toujours une place importante dans son cœur.

Envoyée en Inde en 1929, elle y enseigne aux enfants pauvres, qui la surnomment très vite "Ma", diminutif de mother (Mère). Toute sa vie, elle gardera ce surnom. "Elle était très maternelle. Peut-être parce que sa mère avait été très importante pour elle. Elle en avait d'ailleurs gardé certaines habitudes, comme celle de déplacer les meubles du couvent quand elle rentrait de voyage, ou de marcher très vite !" confie le P. Brian Kolodiejcuk, prêtre de la congrégation. Puis elle enseigna la géographie à des jeunes filles des hautes castes.

Consacrer sa vie aux plus pauvres

Mais, le 10 septembre 1937, elle entend l'appel du Seigneur : consacrer sa vie aux plus pauvres. Il lui faudra près de dix ans pour obtenir l'autorisation de quitter les religieuses de Lorette et fonder sa propre congrégation.

Avec cinq roupies (quelques centimes) et un savon, elle entreprend d'aider ceux qui vivent dans la rue. Le 7 octobre 1950, la fondation des missionnaires de la Charité est approuvée par le pape. Deux ans plus tard, elle ouvre, à Calcutta, le mouroir de Kalighat.

Rapidement suivent une douzaine d'établissements pour les plus démunis : lépreux, malades mentaux, orphelins...

Une demande exceptionnelle

Mais cette vie, aussi exemplaire fut-elle, ne suffira pas pour être déclarée sainte.

En effet, pour être béatifié ou canonisé, il faut suivre une procédure rigoureuse prévue par l’Église. En janvier 1999, le Vatican annonçait, qu'exceptionnellement, la demande de sainteté de Mère Teresa pourrait être déposée avant le cinquième anniversaire de sa mort, comme la règle l'exige habituellement. Neuf théologiens étudient la position.

Aussitôt, une vaste procédure démarrait. Le 26 juillet 1999, la congrégation préposait la canonisation de sa fondatrice. Mgr Henry D'Souza, archevêque de Calcutta, ordonnait alors une vaste enquête : il s'agissait de réunir les preuves de ses vertus chrétiennes et de son rayonnement spirituel, dans le diocèse dans lequel elle est décédée (celui de Calcutta). Il a donc fallu rassembler des écrits de Mère Teresa, des lettres, des témoignages, mener des entretiens...

Au total, plus de 80 volumes ont été réunis (soit 35 000 pages !) et transmis au Vatican. Le P. Brian Kolodiejcuk, un Canadien ordonné prêtre dans la congrégation en 1985, fut nommé, par Mgr D'Souza, "postulateur" de la cause en sainteté de Mère Teresa auprès du Tribunal de la cause des saints à Rome, c'est-à-dire une sorte d'avocat.

"Jusqu'en août 2001, ma charge a consisté en la rédaction de la positio (position), une sorte de résumé de cette enquête diocésaine, en deux parties : une biographie faisant état de ses vertus et de sa sainteté, et un miracle." Celle-ci ne comporte que... 5000 pages !

Un miracle !

Pour être déclaré bienheureux, il faut, en effet, être à l'origine d'un miracle. Et pour ensuite être déclaré "saint", il faudra à Mère Teresa, comme aux autres saints, être à l'origine d'un autre miracle, effectué hors d'Inde. "Ce miracle, nous l'avons découvert, explique le P. Brian. Le premier jour anniversaire de la mort de Mère Teresa, le 5 septembre 1998, dans le nord de l'Inde, une femme fut amenée chez les missionnaires de la Charité. Elle avait l'estomac gonflé comme celui d'une femme enceinte de six mois. Elle était trop faible pour être opérée. Les sœurs ont apposé sur son ventre une médaille qui avait touché le corps de Mère Teresa. Le lendemain, la tumeur avait disparu."

Ce miracle a été étudié au Vatican par une commission de cinq médecins qui devait répondre par un simple oui ou non à la question suivante : "La guérison peut-elle s'expliquer médicalement ?".

La béatification de Mère Teresa de Calcutta a lieu le 19 octobre 2003.

Elle a été canonisée à Rome le 4 septembre 2016 et sera désormais fêtée tous les 5 septembre sous le nom de sainte Thérèse de Calcutta.